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De la souffrance à l’espoir : le combat pour les filles mères

Redonner la joie de vivre, restaurer la dignité et offrir un avenir meilleur aux filles mères vulnérables : telle est la mission que s’est fixée le projet « Renforcement de la société civile pour la lutte contre les violences de genre au Togo », financé par l’Agence Suédoise de Développement International (ASDI) à travers Plan International Suède. Dans sa phase d’extension, ce projet a fait de l’accompagnement des filles mères une priorité, en mettant en place une approche holistique et inclusive. L’objectif est clair : offrir un soutien complet, combinant l’appui aux activités génératrices de revenus, l’orientation vers l’insertion professionnelle, un suivi psychologique adapté et le développement de compétences essentielles à leur autonomie. Dans ce cadre, un processus d’identification rigoureux a été conduit afin de recenser quarante filles mères vulnérables, soit vingt dans la commune de Tchaoudjo 2 et vingt dans celle de Tchamba 1. La sélection s’est faite sur la base de critères précis de vulnérabilité, garantissant que l’aide parvienne aux jeunes mères les plus exposées et dans le besoin. À l’issue de cette identification, il a été jugé primordial d’organiser une séance pour présenter les résultats des évaluations réalisées à partir de la grille de vulnérabilité, délibérer sur les fiches soumises et valider la liste finale des bénéficiaires. C’est dans cette logique que deux rencontres ont eu lieu le 14 août 2025, respectivement au Centre de spectacles et de loisirs de Tchamba et à la salle de réunion de la commune de Tchaoudjo 2. Ces moments d’échanges ont rassemblé des autorités locales, des leaders communautaires, des bénéficiaires et de leurs parents. Au total, 40 personnes, dont 7 femmes et 16 jeunes filles mères, ont pris part à la séance de Tchamba, et 43 personnes, dont 11 femmes et 20 jeunes filles mères dont une fille en situation de handicap, ont participé à celle de Tchaoudjo 2. Ces rencontres ont permis de présenter aux participants le processus d’identification et les différentes activités prévues avec les filles mères, tout en insistant sur l’importance d’une utilisation efficiente des fonds qui leur seront octroyés pour réaliser leurs projets de vie. Un moment particulièrement marquant fut le témoignage d’une accompagnatrice, sœur d’une bénéficiaire à Tchamba, qui, avec émotion, déclara : « Ma petite sœur est tellement émue qu’elle ne peut même pas s’exprimer. Elle n’a jamais imaginé qu’un jour elle bénéficierait d’un tel soutien. Lorsqu’elle est tombée enceinte, elle a traversé des épreuves terribles : les bastonnades de son conjoint, le rejet, l’abandon, jusqu’à aujourd’hui, c’est elle seule qui assume l’éducation, la santé et l’alimentation de son enfant. Aujourd’hui, Plan International a pensé à ces filles qui élèvent seules leurs enfants dans la souffrance et a décidé de les accompagner. Elle n’a que des mots de gratitude et prie Dieu de vous le rendre au centuple » Le père d’une fille bénéficiaire témoigna à Tchamba également : « Ce projet est arrivé comme une véritable lumière dans notre vie. Ma fille s’est mariée, mais malheureusement son foyer n’a pas tenu. Son mari l’a renvoyé avec trois enfants, et nous sommes même allés au tribunal. Depuis, elle vit avec moi et avec mes faibles moyens, je me bats chaque jour pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants. Ne pouvant pas la laisser sans activité, j’ai pris la décision de l’inscrire dans un apprentissage. Mais mes moyens étant très limités, je n’ai pas pu payer les frais du contrat. Cela lui causait beaucoup de difficultés avec sa patronne, et parfois, découragée, elle ne pouvait même plus se rendre à l’atelier. Aujourd’hui, grâce à ce projet, je ressens une immense joie et un grand soulagement de voir ma fille soutenue. Parmi tant de filles qui vivent cette même souffrance, le fait que ma fille ait été choisie est pour moi une grâce. Je remercie du fond du cœur Plan International Togo et PAFED pour cette initiative qui redonne de l’espoir à nos enfants et à leurs familles. » Une bénéficiaire à Lama-Tessi dans la commune de Tchaoudjo 2 affirma ; « Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à PAFED et à Plan International Togo pour avoir pensé à nous à travers cette initiative. Je suis convaincu que cet appui contribuera à améliorer nos conditions de vie ainsi que celles de nos enfants. J’invite tous les bénéficiaires à s’engager pleinement afin d’assurer la réussite de ce projet, pour qu’il puisse ensuite profiter à d’autres personnes dans le besoin ».

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Empower : des leaders communautaires et religieux renforcés pour lutter contre les violences basées sur le genre à Tchaoudjo et à Tchamba

Du 5 au 8 août à Tchaoudjo, puis du 11 au 14 août 2025 à Tchamba, l’ONG PAFED a organisé une série d’ateliers de formation à l’endroit des leaders communautaires, religieux et membres des MCPE. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement de la société civile pour la lutte contre les violences de genre au Togo », financé par ASDI à travers Plan International Suède et Plan International Togo. Ces sessions de formation, regroupant 76 participants dont 20 femmes. Dans Tchaoudjo, elle a touché 38 participants dont 13 femmes et à Tchamba 38 dont 7 femmes. Elles visaient à outiller les leaders communautaires, religieux et membres des MCPE afin de renforcer leur rôle dans la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Cette diversité de profils a favorisé un dialogue riche et inclusif autour des défis et solutions locales pour la prévention des violences basées sur le genre (VBG). Le programme Empower met l’accent sur la protection transformatrice, une approche qui engage hommes, femmes, jeunes et enfants dans la promotion de l’égalité des chances et le refus des violences. Les participants ont été formés entre autres sur : L’influence des leaders traditionnels et religieux dans la prévention des violences ; Les rôles et responsabilités des leaders communautaires et des MCPE ; La communication avec les enfants et les familles ; La compréhension des normes sociales et de genre favorisant les violences ; L’élaboration de plans d’action communautaires de sensibilisation et de prévention. Les participants se sont engagés à mettre en œuvre les plans conçus, avec l’appui technique de PAFED. Ces actions devraient contribuer à créer des environnements communautaires plus sûrs et plus équitables dans les préfectures de Tchaoudjo et Tchamba. À l’issue de ces échanges, chaque groupe a conçu un plan d’action adapté à sa communauté pour promouvoir l’égalité et protéger les enfants. Des témoignages de changement « Après cette formation, j’ai compris qu’il faut instaurer un dialogue dans nos familles. Moi-même, je criais souvent sur mes enfants. Aujourd’hui, je sais qu’il faut créer un climat de confiance. Même dans nos communautés, nous devons agir face aux violences. » (Leader religieux de Wassarabo) « Trop souvent, nous laissons passer des actes graves sans réagir. À présent, nous savons que nous devons sensibiliser et agir. » (Femme leader de Kouloundè) « Certains pensent que ces formations rendent les enfants insoumis, mais c’est tout le contraire. Elles ouvrent nos yeux et nous donnent des outils pour protéger efficacement nos enfants. » (Chef de quartier de Kossobio) Des actions concrètes déjà visibles Au-delà des discours, les participants ont déjà démontré leur engagement : Dans un canton, les membres d’un MCPE sont intervenus pour empêcher un mariage précoce forcé, permettant à une jeune fille peulh de terminer son apprentissage. Ailleurs, les leaders ont reconnu la difficulté de dénoncer les cas de viol, souvent perçus comme une source de malheur pour la famille. La formation leur a permis de comprendre que « garder le silence, c’est être complice ». Ces ateliers marquent une étape importante dans la construction de communautés plus sûres et équitables. Les participants repartent désormais conscients de leur pouvoir d’influence et de leur responsabilité dans la protection des enfants et des jeunes filles. « Nous savons désormais que le silence rend complice du coupable. Au retour, notre devoir sera de sensibiliser nos communautés et de mener des actions concrètes pour changer les mentalités et réduire les violences », a confié un participant.

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PAFED valide sa politique de sauvegarde des enfants et des jeunes

Le 23 août 2025, l’ONG PAFED a organisé dans la salle de réunion de la Direction Régionale de l’Action Sociale, un atelier de validation de sa politique de sauvegarde des enfants et jeunes. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du renforcement organisationnel que le projet « Renforcement de la société civile pour la lutte contre les violences de genre au Togo », financé par l’ASDI à travers Plan Suède et mis en œuvre en partenariat avec Plan International Togo a engagé pour consolider les pratiques de gouvernance et de protection de l’ONG PAFED. Au total, 19 participants, dont 6 femmes, 3 filles, 1 garçon et 1 femme en situation de handicap ont pris part à cette rencontre. Parmi eux figuraient le personnel et les membres du Conseil d’Administration de PAFED, des organisations d’enfants et de jeunes, des mécanismes communautaires de protection de l’enfant, la chefferie traditionnelle, l’action sociale ainsi et les groupements de femmes. La politique de sauvegarde, initialement élaborée en 2023, a été revue afin d’intégrer les nouveaux standards internationaux en matière de protection. Elle renforce notamment les dispositions liées à la prévention du harcèlement, de l’exploitation et des abus sexuels (PHEAS), mais aussi d’autres principes essentiels tels que la non-discrimination, la prise en compte de la diversité, du handicap et du jardin d’enfants, la participation active des enfants et des jeunes, et la responsabilité partagée de tous les acteurs impliqués. Elle accorde également une place particulière à la protection des femmes, considérées comme une cible prioritaire dans les interventions de PAFED. Conduit par une personne ressource, le processus a permis de présenter un draft de la politique qui a été validé par l’ensemble des parties prenantes. Cette étape constitue une avancée significative dans l’engagement de PAFED à créer un environnement sûr et protecteur pour les enfants, les jeunes et les femmes, et à garantir la durabilité de ses interventions. A la fin de l’atelier, une fille membre de Youth Panel témoigne : « Je suis très contente d’avoir participé à cette rencontre. En tant que jeune, je me sens davantage protégée, car cette politique prend en compte nos réalités et nos préoccupations. Cela montre que PAFED et ses partenaires veulent vraiment assurer notre sécurité et notre bien-être. » Une Conseillère du CA de PAFED témoigne également : « Cette validation est un pas décisif. Avec cette politique, nous avons désormais un cadre clair pour protéger nos enfants et nos jeunes contre toutes formes d’abus. Je salue l’engagement de PAFED qui place la sauvegarde au cœur de ses actions ».

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