Le 4 septembre 2026, l’ONG PAFED a organisé, dans la salle de réunion de la Direction régionale des Solidarités, une séance de sensibilisation sur la prévention des cancers et les conséquences de la dépigmentation volontaire de la peau. L’activité, financée par Vlisco African Company (VAC Togo), a réuni 40 patronnes d’ateliers et jeunes filles apprenties.
Cette rencontre avait pour objectif de renforcer les connaissances des participantes sur les cancers du sein et du col de l’utérus, leurs principaux signes d’alerte, les facteurs de risque et l’importance du dépistage précoce. Les échanges ont également porté sur les conséquences de la dépigmentation volontaire et sur les comportements à adopter pour préserver sa santé.
Dans son mot de bienvenue, Madame Mayi gnofam, Directrice Exécutive de PAFED a rappelé que « la santé des femmes et des jeunes filles doit être une préoccupation de tous ». Elle a encouragé les participantes à être attentives aux messages partagés et surtout à les transmettre à leurs collègues, apprenties, amies et autres jeunes filles de leur entourage.
Animée par Madame Méwinesso Poroki, Sage-Femme d’Etat à la Polyclinique de Sokodé, la séance a été interactive et ponctuée de questions et de témoignages. Les participantes ont notamment été informées sur les signes qui doivent conduire à consulter rapidement, l’auto-examen des seins, l’importance du dépistage, la vaccination contre le HPV et la nécessité d’éviter l’automédication ou le retard dans la recherche de soins.
La question de la dépigmentation volontaire a suscité beaucoup d’échanges. Les participantes ont évoqué différentes raisons qui poussent certaines femmes et jeunes filles à utiliser des produits dépigmentants, notamment la pression sociale, les standards de beauté et l’influence de l’entourage. La sage-femme a insisté sur les risques liés à l’utilisation de certains produits et sur l’importance de mieux s’informer avant leur utilisation.
Les témoignages ont constitué un moment fort de la rencontre. Une patronne d’atelier a notamment intervenu en ces termes : « Moi, je ne savais pas que boire la bière n’est pas bon pour la santé. Quand nous avons des soucis, on se retrouve souvent autour d’un pot pour boire et chasser les soucis. Mais avec cette sensibilisation, j’ai compris que la bière, surtout son accès et sa consommation, n’est pas bonne pour notre santé. Je vais restituer ce que j’ai appris aux autres femmes. ».
À travers cette activité, la PAFED a ainsi contribué à renforcer la prise de conscience des patronnes et apprenties sur la prévention des cancers et les risques liés à certaines pratiques. Les participantes ont été encouragées à devenir, à leur tour, des relais de sensibilisation dans leurs ateliers et auprès d’autres jeunes filles.
